
Made in the valley
Publié le
ExplorerStyle et confort, on vous donne toutes les pistes.
Trop chaud, trop froid… En montagne, les extrêmes, ça ne pardonne pas. Quelle que soit l’activité, la règle, c’est celle des trois couches, ou « technique de l’oignon ». Rien à voir avec la soupe. Quoi qu’elle réchauffe elle aussi…

Des sous-vêtements thermiques comme on en trouve chez Odlo : t-shirt à manches courtes ou longues et caleçon. Exit le coton, pas si mignon, il garde la transpiration. Pour rester au sec même au frais, on mise sur le synthétique, ou mieux, la laine, pour son pouvoir magique thermorégulateur.

Une polaire zippée pour gérer l’évacuation de la chaleur à l’effort, ou une micro-doudoune qui tient chaud sans tenir de place, conseille Columbia & Sorel.

Une veste et un pantalon coupe-vent, respirants, plus ou moins imperméables selon l’activité, nous précise-t-on chez Helly Hansen.
Même principe pour les mains. Le multicouche, c’est la bonne pratique des alpinistes de la Vallée. Ils partent généralement avec une paire de sous-gants pour les manipulations précises ; eux pour faire un nœud en 8 tricoté ; vous, pour moucher pour la 8e fois le petit dernier. Paire fine qui, comme son nom l’indique, se glissera sous une autre paire : « de montée », ou « de sommet » pour les jours de grand froid. Et alors… Gants ou moufles ? Le gant, classique et pratique… La moufle, chaude et protectrice… Et pour les indécis, ni l’un ni l’autre, ou mi-l’un mi-l’autre : des lobsters, comme ceux vendus chez Intersport (route du Bouchet).

Le casque pour éviter la casse. Il est obligatoire pour les enfants qui prennent des cours, on le généralise à toutes les têtes et à toutes les formes de glisse, y compris la luge. Pour être efficace et confo, un bon casque doit être bien ajusté et bien ventilé.
Et un beau casque ? En vitrine, deux teams : les puristes en monochrome minimaliste (vu chez Salomon), ou les têtes brûlées en couvre-casque freestyle (Bozon Sports).
Les yeux, c’est précieux. En montagne, l’exposition aux rayons du soleil augmente au moins de 10 % tous les 1000m, et la neige réverbère près de 90 % du rayonnement. Et non, un ciel couvert ne préserve pas des UV. Paire de solaire ou masque, c’est au choix, pourvu que la teinte des verres soit au moins d’indice 3, et même 4 à partir de 3000 m d’altitude (le Mont Buet par exemple). Et pour une protection optimale et un style iconique d’alpiniste chamoniard, les lunettes de glacier à coques latérales sont un must.
Fun fact : c’est à la demande des cristalliers de la Vallée que le jurassien Jules Baud a créé les premiers modèles au début du 20e. Le chic alpin, déjà…

Les boots de snowboard ? Des chaussons.
Les chaussures de ski nordique ? Souplesse et liberté.
Mais peut-on vraiment être bien dans ses bottes en ski alpin ? Oui, promet Arthur de Sanglard Sports. Et des bons conseils, cette institution chamoniarde en donne depuis 1924. Le flex doit suivre votre niveau : souple pour débuter, rigide pour carver. Avant l’essayage, il faut donc passer le test de l’honnêteté.
Envie d’une paire unique comme vous ? Snell Sports, Ravanel & Co proposent des ateliers de bootfitting : rien que pour vous, les semelles sont moulées, les chaussons thermoformés ou injectés, et la coque chauffée pour être modulée. Du sur-mesure pour les 28 os, 16 articulations, 107 ligaments et 27 muscles de chacun de vos pieds, ce petit bijou de la nature.