À la Wes Anderson

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Le Majestic – Le palace éternel

Son nom dit tout. Inauguré en 1919, ce palace de 300 chambres accueillait la crème du chic international. Le jour, on joue au tennis et au golf l’été, l’hiver on skie tracté par des chevaux. Mais surtout, on vit la nuit. Le tout-Chamonix vient s’encanailler au bar-dancing pour une soirée magnifique façon Great Gatsby in the Alps : bals costumés excentriques, orchestre en smoking, fontaines à champagne… L’âge d’or d’une montagne glamour et effervescente.

Les années 50-60 ont calmé la fête, et les suites sont devenues des appartements privés et des bureaux. Mais la bâtisse, elle, n’a rien perdu de sa majesté. Les lignes monumentales de sa façade colossale et le décor d’époque impeccablement préservé de son rez-de-chaussée en font toujours une icône du Chamonix d’autrefois.

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Rose du Pont – Le bonbon Belle Époque

La façade Barbapapa de Rose du Pont n’a rien à envier à celle de The Grand Budapest Hotel.

L’ancien bar La Terrasse ne passait déjà pas inaperçu au centre-ville de Chamonix avec ses balustrades sculptées et ses colonnes Art nouveau qui dansent au-dessus de l’Arve. Mais en devenant Rose du Pont en 2022, l’établissement s’est offert une réno spectaculaire ; et irrésistiblement instagrammable. À l’intérieur, l’architecte et décorateur Christophe Bro a joué le grand jeu des brasseries et des grands magasins parisiens Belle Époque : bar-bibliothèque cathédral, dôme en verre rétroéclairé, étage pensé comme une coursive de théâtre…

C’est éclatant, élégant, et un peu décadent. Comme un bon cocktail servi après minuit sur un air de jazz.

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La Folie Douce – L’hôtel qui ne dort jamais

Autrefois, un palace très sage : le Savoy Hôtel. Aujourd’hui, La Folie Douce. Et son nom est toute une promesse. Avant l’inauguration de 2018, derrière la façade blanc immaculé gardée intacte, c’est demolition party pour laisser place à des volumes hors norme et à une créativité démente. Tout, à La Folie Douce, casse les codes sans complexe.

Les matériaux bruts de décoffrage se marient avec panache aux matières les plus délicates. Le design dérape et c’est maîtrisé. Le spectacle n’est d’ailleurs pas que dans le décor, La Folie Douce a aussi son cabaret in house. Un cadre dingue pour un lieu de vie et de fête « ouvert à tous ceux qui sont ouverts d’esprit ». Hybride, stylé et libre, pile dans l’esprit des années 20, mais version 2.0.

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Le Refuge du Montenvers – Le charme suspendu

On s’y rend par le train à crémaillère, et rien que ça, ça met dans une petite ambiance nostalgique.

Dressé à flanc de montagne, face à la Mer de Glace, Le Grand Hôtel du Montenvers a tout d’un décor de huis clos andersonien. Sobre, costaud, taillé dans la pierre et dans la mélancolie : le genre de bâtiment qui a déjà vu passer plus d’un siècle sans broncher. À l’intérieur, même austérité poétique des boiseries foncées des murs et de l’agencement frugal, mais chaleureux. On imagine volontiers Bill Murray lire un roman dans un fauteuil en cuir au coin du feu… Au-dessus de lui, le fantôme d’un alpiniste qui aurait trouvé refuge ici pour l’éternité.

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